LA ROUTE DE LA MEDITERRANEE

L’Espagne, frontière du sud de l’Europe et en particulier la région andalouse, est confrontée quotidiennement à l’arrivée d’embarcations avec à leur bord des migrants et autres réfugiés originaires d’Afrique.De janvier à décembre 2018, il est estimé qu’environ 56.000 personnes ont traverséle Détroit de Gibraltar. Un pourcentage non négligeable correspond à des mineurs qui sont reconnus dans la législation espagnole comme MENA (Mineurs Etrangers Non Accompagnés).

Indépendamment du manque évident de moyens, tant matériels qu’humains, la tragédie de la migration, qu’elle soit économique ou politique, n’a aucun qualificatif qui exprime avec clarté l’ignominie que représente cette situation pour la société espagnole comme pour n’importe qu’elle autre dailleurs. La mer est un acteur involontaire ! Elle engloutit des êtres humains quels que soient leur âge et leur condition. Dans la majorité des cas, elle les entraine vers les côtes se convertissant ainsi en un immense cimetière.

Les politiques migratoires européennes sont insuffisantes et inefficaces. Associer luttes contre les mafias et aides financières dans les pays d’origine ne freine en rien l’exode massif de personnes qui fuient les guerres et la pauvreté.En ce moment même, des êtres humains empruntent cette route dans l’espoir qu’elle les mènera en Europe à la recherche d’une vie meilleure. L’Espagne, frontière du sud de l’Europe et en particulier la région andalouse, est confrontée quotidiennement à l’arrivée d’embarcations avec à leur bord des migrants et autres réfugiés originaires d’Afrique.

Selon L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), 56’480 personnes sont arrivées en Espagne par la mer Méditerranée. Un record si l’on compare ce chiffre aux dernières données officielles. En 2018, L’Espagne a reçu plus de migrants en pateras (dénomination des embarcations utilisées pour la traversée) que n’importe quelle autre année. Ce chiffre est même supérieur au total accumulé pendant plusieurs années. De plus, elle dénombre 769 migrants décédés ou disparus qui tentaient d’atteindre les côtes espagnoles, soit plus du triple qu’en 2017 où 224 personnes connurent le même sort. Cette augmentation est exponentielle car elle représente le triple de celle enregistrée en 2014.

Selon l’agence des frontières de l’Union Européenne (FRONTEX), la route migratoire de la Méditerranée a représenté en 2018 plus de la moitié de toutes les entrées irrégulières en Europe. Aucun qualificatif ne peut exprimer l’ignominie que représente la tragédie de la migration, qu’elle soit économique ou politique, pour la société espagnole comme pour n’importe qu’elle autre d’ailleurs et ce indépendamment du manque évident de moyens matériels ou humains.

Combien de morts et de disparus faudra-t-il pour que l’Europe définisse clairement une politique migratoire pour les éviter ?. Combien de morts et de disparus faudra-t-il pour que l’Europe finisse par comprendre que dresser des frontières n’est pas la solution ?

La migration a toujours existé. Il n’est pas de famille au monde sans avoir vu un proche, à un moment ou un autre, faire sa valise et partir à la recherche d’un avenir meilleur.

La mer est un acteur involontaire qui se convertit en un immense cimetière. Bien que connaissant le danger, et probablement en ce moment-même d’ailleurs, beaucoup sont tentés par la traversée pour atteindre la « terre promise ». Un rêve qui s’évanouit en foulant le sable européen.